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WALTER VON KÄNEL (Longines)

 

 
    «  Nous sommes en Chine depuis 150 ans  »

    Rédaction en ligne

    Walter Von Kanel : En mars 2009, Nick Hayek Junior avait annoncé que le SWATCH GROUP ferait le maximum pour faire face à la crise en évitant les licenciements et le chômage, afin d'être prêt le jour où « la machine repartira » ! Au niveau opérationnel, nous n'avons eu aucun blocage d'achat, de fabrication, de lancement ou de développement… et nous avons dépassé nos quotas habituels de soutien publicitaire. Par ailleurs, nous avons poursuivi une politique qui nous paraît fondamentale pour faire face aux défis actuels… et à venir : le développement de nos filiales ! Car se sont des outils essentiels pour maîtriser parfaitement nos marchés et répondre le plus efficacement aux attentes de nos détaillants et de nos consommateurs. Autre facteur important dans la vision que nous avons pour le futur de notre groupe : la volonté de nous consacrer essentiellement à notre métier de base -l'horlogerie- et éviter la dispersion vers d'autres secteurs du luxe, tels la mode, le champagne, etc. Enfin, l'atout majeur du SWATCH GROUP pour suivre les évolutions du marché dans les décennies qui viennent est incontestablement son outil de production !

    Passion des Montres : Comment pourrait-on résumer la stratégie qui a permis à LONGINES de franchir ce cap difficile « dans le positif » alors que la plupart des marques sont encore « dans le rouge » ? W.V.K. : Elle repose, depuis de nombreuses années, sur le « focus » que nous mettons en permanence sur quatre facteurs-clés : le produit, la communication, le prix, les hommes. Mais, dans un souci d'honnêteté, je dois reconnaître que la faiblesse de notre part de marché aux USA nous a évité la « descente aux enfers » que l'industrie horlogère a connu aux states et que l'on situe entre -40% et -60%. Par contre, sur l'Europe, la politique dynamique de nos filiales nous a permis - à quelques exceptions près - de terminer 2009… en avance sur 2008 !

    P.M. : Il faut dire aussi que LONGINES a une spécificité qui a largement contribué à votre succès ces dernières années : c'est votre forte pénétration en Asie. W.V.K. : Plus particulièrement en Chine où nous sommes présents depuis 150 ans ! En ce qui me concerne, j'y vais régulièrement depuis 1972…tout comme à Hong Kong, à Macao, à Taiwan. Et si nous sommes dans le « Top 5 » dans cette région, nous avons ainsi les faveurs des touristes chinois qui viennent de plus en plus nombreux sur nos autres marchés. C'est ce « mixt » auquel nous croyons beaucoup pour assurer le développement de LONGINES dans les années qui viennent.

    P.M. : Ces nouveaux marchés ont-ils des exigences particulières ? W.V.K. : Absolument, et il est essentiel de bien les connaître et surtout d'y répondre en permanence. C'est le cas des formats de montres, qui correspondent à des mesures bien déterminées. C'est aussi le style des collections, qui privilégient les formes rondes et les cadrans classiques. Et ces critères sont tout autant valables pour homme (33, 36 à 38.5mm) que pour dame (23, 26.5 à 30mm), dans toutes les collections LONGINES. Comme vous le voyez, si nous pouvons être optimistes pour les décennies à venir, c'est parce que nous avons de bonnes raisons de l'être !

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