QUAND LE CHRONOGRAPHE SE MET EN COLONNES
mardi 04 mai 2010, 19:45
Si les maisons horlogères ne cessent d'innover en permanence en offrant aux amateurs de garde-temps de nouvelles raisons de s'enthousiasmer pour des montres inédites il n'en reste pas moins que les grands classiques constituent encore l'essentiel du marché ! Et parmi eux, un best-seller depuis quasi deux siècles : le chronographe !
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Avec le chronographe, l'homme moderne, conquérant de la vitesse et des performances sportives, se donne l'illusion de maîtriser le temps en arrêtant et en faisant repartir un mécanisme magique, d'une rare complexité, que les Maîtres Horlogers ne cessent de repousser jusqu'aux frontières de l'impossible. Depuis que, le 1er septembre 1821, Nicolas Rieussec, horloger du Roi et passionné de courses de chevaux, a déposé le brevet d'un « compteur du chemin parcouru » dénommé « chronographe à secondes » des générations de techniciens d'ingénieurs n'ont cessé de faire évoluer cette fascinante mécanique, pour lui apporter plus de fiabilité, de robustesse et de précision.
L'introduction, dans ce type de mouvement, d'une roue dite « à colonnes », a été l'une des avancées majeures, dans le développement du chronographe.
Un peu de technique Le principe même d'un chronographe implique qu'il fonctionne en 3 phases : départ, arrêt, remise à zéro. C'est un horloger de la Vallée de Joux qui, vers 1850, inventa un système permettant à la trotteuse centrale d'être remise à son point de départ. Les trois phases sont obtenues par l'intervention, au moment voulu, soit d'un système de cames, soit de pièces qui sont commandées par une « roue à colonnes ». Celle-ci va permettre une distribution plus harmonieuse de la pression des poussoirs, une manipulation plus douce et plus agréable dans la mesure où la force rotative provoquée par le va-et-vient des cames n'intervient plus.
Les pionniers La technique des roues à colonnes ne date pas d'hier puisque LONGINES, l'un des maîtres dans le développement de ce type de mouvement, en équipait déjà son premier chronographe produit en 1878 et, à l'exception de quelques calibres, allait l'introduire dans tous ses chronographes produits jusque dans les années 80. Pratiquement tous les grands noms du « compteur du temps » - TAG HEUER, BREITLING, OMEGA, - feront appel à cette technique et la maîtriseront avec bonheur. Il n'en reste pas moins que tous les fabricants sont confrontés à résoudre la même équation délicate : produire un mécanisme de chronographe à roues à colonnes, dans un volume suffisant et pour un prix de revient acceptable. Le problème se posa d'ailleurs, dès les premiers pas de l'industrialisation du chronographe à la moitié du XIXème siècle.
Produir en nombre C'est pour tenter de résoudre ce dilemme que Walter Von Känel, le CEO de LONGINES, s'est tourné ver l'un de ses partenaires dans le SWATCH GROUP, le grand fabricant de mouvements ETA, en initialisant un programme d'étude afin de réactualiser ce système traditionnel avec les méthodes de production les plus avancées.
Le résultat : la naissance de « The Longines Column Wheel Chronograph » doté du mouvement L.688.2, présenté au dernier Salon de Bâle.
Ses points forts : un confort d'utilisation inédit dans l'enclenchement des fonctions, une forme traditionnelle très élégante dans un boîtier de 39mm, une version « Sports » avec lunette céramique et un prix très raisonnable (environ 2.000 euros).


