LA SYMBOLIQUE DES LAQUES de Vacheron Constantin
mardi 04 mai 2010, 19:21
L'engagement de la manufacture genevoise pour la transmission et la valorisation des métiers d'art de la Haute Horlogerie continue de se poursuivre au travers d'une nouvelle collection de garde-temps, magnifiant le fleuron des techniques traditionnelles de la laque japonaise. Autour des mêmes valeurs fondamentales, la plus ancienne maison d'horlogerie du monde - en production ininterrompue depuis 1755 - joint son savoir-faire au maître de la laque Zôhiko, dépositaire d'une lignée fondée en 1661. À eux deux, ils cumulent 600 d'expérience et de talent.
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Une heureuse conjonction Tout comme le fut la récente collection des « Masques », celle des « Symboliques des Laques » se déclinera sur trois ans, chaque année donnant naissance à un coffret de trois montres en série limitée à seulement vingt exemplaires. À la base, c'est une version squelette du mouvement extra plat 1003 de VACHERON CONSTANTIN qui a été choisie et dont la boîte ronde, ajourée en son centre, permettra de valoriser au mieux la technique de laquage dite du « maki-e ». Puisé dans l'immense réservoir symbolique des traditions artistiques d'Extrême-orient, chaque motif, qu'il soit dérivé du monde animal, végétal ou minéral, est porteur de signification et est susceptible d'être combiné avec un autre : des figures divines ou héroïques sont associées à des animaux, ces animaux à des plantes, ces plantes à des vertus ou à des qualités abstraits, etc.
Qu'est ce que le maki-e ? « Maki-e », qui veut dire « image semée » représente la technique la plus sophistiquée de l'art de la laque, désignant un travail décoratif où la poussière d'or ou d'argent est délicatement saupoudrée sur de le laque encore humide, généralement noire, pour créer le motif. La véritable laque provient de la sève de l'arbre à laque « rhus verniciflua ». Apparenté au sumac vénéneux, ils vient à l'origine des hauts plateaux d'Asie centrale ou du Tibet. Aujourd'hui, l'arbre à laque ne pousse qu'en Chine du Sud, en Corée, au Vietnam et au Japon, mais il semble qu'il aurait été jadis beaucoup plus répandu. En japonais, le nom de la matière et celui de l'arbre se confondent : urushi. La gomme-laque est une résine tirée des secrétions d'un insecte vivant en Inde et en Asie du Sud-Est. Ces deux formes de laque diffèrent dans la teinte, mais avant tout dans la résistance et la solidité. Les vernis regroupent, quant à eux, tous les substituts européens à la laque orientale. Ces succédanés, tant végétaux qu'animaux, puis synthétiques, sont de qualité très variable. Ils regroupent par exemple des vernis recouvrant le bois des violons signés Stradivarius en passant par des variantes beaucoup plus communes et modestes. Mais aucun ne peut rivaliser avec les qualités inhérentes à la véritable laque.


